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Antoine Coulot

Antoine Coulot

Les principaux modèles de RAID

Le RAID (Redundant Array of Independent) est une technologie permettant d’assembler plusieurs disques dans une grappe afin d’assurer une meilleure tolérance aux pannes ou de meilleures performances. Il existe beaucoup de types de RAID différents, chacun ayant ses avantages et inconvénients ; cependant, il y a 3 types qui sont plus couramment utilisés.

 

RAID principaux

 

RAID 0 (striping)

Le RAID 0 permet de regrouper la capacité de stockage de tous les disques présents dans la grappe (il faut au moins 2 disques). Ce RAID permet une nette amélioration des performances, mais il ne supporte pas la perte de disque, les données étant réparties sur chaque disque. Ce type de RAID était utilisé pour des applications demandant de fortes performances en accès disque, mais il l’est de moins en moins à cause de l’arrivée des SSD à très grande capacité.

 

RAID 1 (mirorring)

Le RAID 1, appelé aussi mirorring, permet d’assurer une meilleure tolérance aux pannes. Il nécessite au moins 2 disques pour fonctionner. Les données d’un disques sont automatiquement répliquées sur les autres disques de la grappe. Dans le cas d’une grappe RAID 1 avec 2 disques, lors d’une panne ou de perte d’un disque, l’autre disque peut prendre le relais. Si vous voulez en savoir plus sur ce type de RAID, sa mise en place et son fonctionnement, n’hésitez pas à consultez mon tutoriel sur la mise en place d’un RAID 1 logiciel sous Debian (lien dans les liens utiles à la fin de l’article).

 

RAID 5 (volume agrégé par bandes à parité répartie)

Le RAID 5 réparti les données sur au moins 3 disques. Ce système met en place la notion de parité (représenté par l’indice p sur le schéma). La grappe peut supporter la perte d’un disque, la parité permet de remplacer les données du disque perdu. L’espace nécessaire à la parité représente 1 disque complet, ainsi pour 4 disques de 100Go, 300Go seront disponibles pour le stockage.

 

La reconstruction des données suite à la perte d’un disque utilise le XOR (« ou exclusif »). Par exemple, voici un schéma avec 3 disques mis en RAID 5 :

La parité est représentée en rouge.

 

En cas de défaillance du disque 2, il faut le remplacer par un disque neuf :

Le disque 2 est maintenant vide mais fonctionnel, la reconstruction peut commencer.

 

C’est là que le XOR entre en jeu, par exemple pour la première ligne de données, il est possible de réécrire les données manquantes du disque 2 grâce à une table de vérité :

 

0 + 0 = 0

0 + 1 = 1

1 + 0 = 1

1 + 1 = 0

 

Les données manquantes été récupérées, sans impact sur leur disponibilité.

 

Autres types de RAID

RAID 6 :

Le RAID 6, sur le principe, est ressemblant au RAID 5. Néanmoins, il nécessite au moins 4 disques et supporte la perte de 2 disques. L’espace pris par la parité représente 2 disques complets. Par exemple, ici, une grappe de 5 disques de 100Go en RAID 6 : 300Go sont donc disponibles pour le stockage.

 

RAID 10 :

Le RAID 10 est un mélange de RAID 1 et 0. Il permet d’obtenir une meilleur sécurité des données, grâce aux deux grappes de RAID 1. Les données ne sont plus accessibles lorsqu’une grappe entière tombe en panne. Il a aussi de meilleures performances qu’un simple RAID 1.

 

RAID 50 :

Le RAID 50 est un mélange de RAID 5 et 0. Il tolère la panne d’un disque par grappe RAID 5. Il permet des meilleures performances qu’avec un simple RAID 5, tout en gardant une certaine tolérance aux pannes.

 

Liens utiles

Page RAID Wikipédia  Tutoriel RAID 1 Debian

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